Psychothérapie et développement personnel : quelle différence ?

Le restaurant 'Les Coulondrines' à Saint Gély du Fesc, près de Montpellier. Cadre du café psycho.

🔗 Sonia Kanclerski. Creative Commons CC0.

Dans cet article, j’écris quelques mots pour partager mes réflexions et sentiments personnels sur une sortie culturelle : un café psycho, auquel j’ai participé. Le thème du jour était Psychothérapie et développement personnel : quelle différence ?.

Picto infobox cafepsycho.
Informations sur le café psycho
Thème Psychothérapie et développement personnel : quelle différence ?
Lieu Le restaurant « Les Coulondrines » à Saint Gély du Fesc
Date et horaires le jeudi 25 avril 2013 de 18 h 30 à 20 h
Animation Françoise Mariotti
Cadre

Le café psycho est un café de discussion sous la forme d’une conférence-débat, organisé par l’association PSYC & GENRE, créée par Françoise Mariotti.

Mots-clés café, développement personnel, escapade, psychothérapie

Voici le déroulement de mon article :

Psychothérapie et développement personnel : quelle différence ?

1. Le contexte et le déroulement de la journée

J’ai décidé de passer cet après-midi-là dans la région de Montpellier. Arrivée sur place vers 15 h 30, j’ai découvert le site du restaurant où va se tenir le café psycho en question ; charmée par le cadre, j’ai pris des photos 🙂

J’ai ensuite opté pour une promenade dans Saint Gely du Fesc (mairie, jardin, esplanade). A la mairie, on m’a gentiment fourni le plan de la ville et 2 brochures, dont une sur le Pic Saint-Loup [je suis passionnée de randonnées ;-)]. J’avais aussi pris soin de prendre mon journal intime et mon cahier de notes personnelles avec moi.

Je me suis baladée dans le centre où j’ai pris plusieurs séries de photos, puis je me suis reposée sur un banc de l’esplanade (j’avais 2 h 30 de conduite dans le corps). Beethoven et Harmonia Terra ont été aussi de la partie. J’ai ensuite regagné le restaurant pour 18 h 15.

Je suis allée à ce café pour deux raisons principales :

  • le sujet traité : psychothérapie et développement personnel : quelle différence ?
  • le besoin personnel de juste écouter les autres personnes s’exprimer (sans forcément parler moi-même donc).

2. Mes réflexions personnelles

Quatre questions posées par Françoise Mariotti sur sa page Facebook pour lancer la réflexion :

Ce sont quelques fois les mêmes thérapeutes qui s’occupent des deux domaines avec les mêmes approches théoriques. Alors comment différencier les deux, et en quoi est-ce important ?

  • Pour moi, la différence majeure qui me vient immédiatement en tête est la souffrance, la douleur. On consulte pour une psychothérapie lorsqu’on a mal (expression d’une douleur profonde).
  • On ne peut pas faire de développement personnel en cas de souffrance si l’on n’a pas réalisé de psychothérapie auparavant. Sinon, non seulement il y a un risque d’échec mais aussi un danger manifeste pour la santé de la personne.
  • Une image symbolique me traverse la tête : une chenille qui va se transformer en papillon. C’est une « mue naturelle ».

L’essor du développement personnel ne peut-il faire l’économie d’une réflexion sur le type d’humain et de société que nous désirons ?

  • Problème de définir ce qu’est supposé être une personne…
  • Développement d’une personne par rapport à un groupe de personnes. Comment cette personne souhaite vivre (question de la directivité de sa vie).

Y a-t-il des risques de dérives et lesquelles ?

  • Origine réelle de la demande => intérêt divergent, risque à ce que la demande ne vienne pas de la personne (par une entreprise, la famille ou une secte par exemple).
  • Créer des références personnelles arbitraires => convergence et divergence de personnalités dans une société donnée.
  • La course à la performance => syndrome « Jeux Olympiques » (comme le patinage artistique : dans les années 80, pour avoir la médaille d’or aux JO, une seule figure délicate à réaliser avec réussite ; maintenant, pour l’obtenir, il faut réaliser de plus en plus de combinaisons sophistiquées) Plus vite, plus haut, plus fort et plus de casse… 🙁

Évocation du coaching / famille

  • Un souci : être des commerciaux avant d’être des thérapeutes.
  • Intérêt pas assez centré sur la personne mais sur le bonheur, qui est une inconnue pour le coach (et souvent aussi pour la personne qui consulte).

3. Quelques mots dans mon cahier de notes personnelles

Jeudi 25 avril 2013
Psychothérapie et développement personnel : quelle différence ?
Réflexion personnelle : la différence qui me vient toujours en tête : la souffrance, la douleur et leurs expressions.
Qualités : découverte et exploration de soi, comprendre l’environnement, changer son regard
Défauts : pas se tromper de cible (développement de la personne et non d’une entreprise : divergence d’intérêts).

4. Des photos du cadre du café psycho

Quatre photos du site du café psycho : le restaurant du golf
Quatre photos du site du café psycho : le restaurant du golf « Les Coulondrines », prises avec mon Canon IXUS 220 HS.

5. Le débat et son contenu

Petite introduction
Une dizaine de participant(e)s assistaient au café. Pour information, je n’ai pris aucune note durant ce débat pour le vivre dans un présent convivial et chaleureux en buvant un café 🙂 Je vais donc rédiger juste quelques mots sur ce que j’ai retenu (ressenti ou idées) : ce ne sont donc pas les mots exacts et le texte ne sera pas complet – ce n’est pas sa vocation.

La différence principale qui a trouvé un écho collectif est la souffrance. Le mot flou a été cité pour indiquer que ces deux notions étaient assez proches, avec un manque de clarté notamment pour le grand public, et plus particulièrement les personnes les plus vulnérables.

Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup.

Expression citée par une participante, que l’on doit à Martine Aubry 😉

Françoise Mariotti va proposer une comparaison symbolique avec la fracture du tibia et sa guérison (~ psychothérapie), puis sa consolidation musculaire, l’apprentissage poussée de la technique de la marche… (~ développement personnel).

Françoise Mariotti va détailler les différentes personnes qui réalisent des psychothérapies (psychiatre, psychologue, psychothérapeute, psychanalyste).
Deux titres sont officiellement reconnus : psychologue et depuis mai 2012 psychothérapeute. Pour mémo : le psychiatre est médecin et est le seul habilité à délivrer des médicaments (il n’est pas obligé de le faire) ; il est souvent psychanalyste aussi. Un médecin a d’office le titre de psychothérapeute. La formation est universitaire et longue (au moins BAC+5 – Master). Pour l’obtention du titre, un stage doit être validé.

Il existe plusieurs types de psychothérapies basées sur des techniques différentes avec leurs avantages et inconvénients : TCC, ACP, psychanalyse, art-thérapie…
Pour le développement personnel et notamment le coaching : souvent les grandes écoles de commerce et de management, entre autres.

La concurrence est souvent déloyale avec les thérapeutes du développement personnel : manque de bases scientifiques, résultat trop dépendant de la personnalité du « thérapeute » (bagou, force de persuasion notamment) et formations trop légères (surtout pour la pratique). Les psychologues ne soignent pas gratuitement mais leur métier repose sur le soin à la personne avec des études poussées sur les techniques de soin à mettre en pratique.

L’expression

Pop-corn thérapie.

a été mentionnée avec justesse – je le pense, notamment pour souligner le caractère flou et très « marketing » du coaching comme la promesse du bonheur aux gens, victimes souvent vulnérables.

Une autre expression entendue (pas sûre des mots exacts) :

On ne peut pas bâtir sur une planche toute pourrie.

J’ai personnellement évoqué la course à la performance comme dérive du coaching.

Françoise Mariotti confie qu’elle est pessimiste quant aux conséquences dans notre société à cause de ces dérives.

6. Un petit aparté

A ce sujet, mon avis personnel :
La psychologie, en tant que métier exercé par un professionnel, est à mon sens encore mal perçue de manière générale. C’est une discipline relativement nouvelle dans la société. Celle-ci n’a pas encore assez de recul sur le sujet. Consulter, demander de l’aide quand le contexte de sa vie le demande n’est pas encore tout à fait entré dans les mentalités (même si les médecins notamment y contribuent). Il y a déjà un petit flou à ce niveau.

Les « thérapeutes » non reconnus qui exercent et font du soi-disant développement personnel, ainsi que les médias qui se font leurs portes-paroles ne vont pas contribuer à la renommée des thérapies ; ces dérives ne peuvent pas être sans conséquences dans un proche avenir, malheureusement 🙁

7. Mes impressions dans l’ici et maintenant

Pour commencer, je souhaite mentionner le magnifique cadre du café 😉 Il met bien à l’aise, fait chaud au cœur et donne envie de partager. D’ailleurs, j’en ai pris quelques photos avec mon Canon dès mon arrivée à Saint-Gely-du-Fesc.

Le contenu du débat a été riche mais je n’étais pas concentrée dessus : je n’ai pas porté mon attention sur le contenu mais plutôt sur le contenant (cadre du café, écoute des voix, écoute des émotions exprimées, postures, …). L’animatrice Françoise Mariotti était comme un poisson dans l’eau – et ça, je n’en doutais pas 🙂

J’ai trouvé l’ambiance sereine, tranquille (je mentionne cela car j’ai déjà participé à des conférences et à des cafés où ce n’était pas le cas). Les interventions des participant(e)s étaient d’à propos, bien dans la progression et l’enrichissement du contenu du café (ce n’est pas toujours le cas non plus).

Je sens que pour moi c’était une judicieuse idée d’être venue. Je me suis sentie à l’aise pour écouter. Je suis aussi intervenue 😉 J’ai passé un moment sympathique (à comprendre stricto sensu) à Saint Gély du Fesc.

8. Fin de la journée

Pour information, j’ai regagné mon domicile vers 00 h 30. Sur le chemin du retour, j’ai pris le temps de m’arrêter pour juste respirer l’air de la mer Méditerranée (à Palavas-les-Flots). Je n’ai pas pu l’admirer comme je le souhaitais : la nuit est vite tombée mais ce n’est que partie remise. Je vais sans doute planifier (dans la belle saison) une escapade de type randonnée au pic Saint-Loup, dans l’arrière-pays de Montpellier.

Sonia Kanclerski

 

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